Choisir une maison de retraite ne se limite plus à trouver une chambre disponible dans un rayon raisonnable. De plus en plus de familles scrutent la qualité de l’environnement, des activités et des espaces communs, convaincues que le cadre de vie influe directement sur le bien-être des résidents. Cette évolution, portée par les établissements privés, redessine l’image du secteur, notamment dans des villes comme Perpignan.
Les Camélias, un exemple concret à Cabestany
La résidence Les Camélias, gérée par le groupe LNA Santé et située à Cabestany, à une dizaine de minutes du centre de Perpignan, illustre bien cette tendance. L’établissement propose des chambres individuelles et doubles personnalisables, un parc paysager, et des espaces communs soignés : salle balnéo, bibliothèque, home-cinéma, salon de coiffure, salle de restaurant. Le mobilier en matériaux nobles et la décoration raffinée distinguent l’établissement d’une offre plus standard. Un article sur l’ehpad perpignan publié fin juillet 2026 documente précisément comment ce positionnement haut de gamme transforme le quotidien des résidents. La résidence affiche une note Google de 4,6/5 et un score de recommandation des familles de 8,63/10, mesuré par un organisme indépendant. Elle propose également une prise en soins individualisée pour les résidents atteints de la maladie d’Alzheimer, avec l’objectif d’atténuer l’évolution de la maladie et d’améliorer la qualité de vie de chacun.
À Perpignan, les 52 EHPAD recensés dans les Pyrénées-Orientales affichent un tarif moyen de 2 826 euros par mois en 2026, avec des écarts allant de 2 245 à 4 564 euros. Un établissement haut de gamme démarre généralement autour de 3 400 euros, soit environ 800 euros de plus qu’une structure standard. Un écart qui reste un vrai frein pour beaucoup de familles, même si des aides comme l’APA peuvent partiellement compenser.
Un secteur en mutation, avec de nouvelles exigences de transparence
La France compte quelque 7 402 EHPAD accueillant environ 570 000 résidents, dont 380 000 en situation de grande dépendance. Dans ce contexte, le rapport du HCFEA publié en juin 2026 préconise une cible de 8 professionnels pour 10 résidents, afin d’améliorer simultanément la qualité de vie des résidents et les conditions de travail des équipes.
Côté transparence, le décret n° 2026-760 du 9 août 2026 impose désormais à tous les EHPAD de rendre publics trois indicateurs clés : le taux d’encadrement, le taux d’absentéisme et le taux de rotation du personnel. Un outil concret pour aider les familles à comparer les établissements au-delà des brochures et des photos. Standing et soins ne sont pas synonymes : un cadre luxueux ne garantit pas une meilleure prise en charge médicale, et ces nouveaux indicateurs permettent justement de distinguer les deux.
Le secteur traverse une période de transformation réelle, entre montée en gamme de certains établissements privés et défis persistants de financement et de recrutement. Pour les familles engagées dans cette recherche, croiser les avis, les tarifs et les nouveaux indicateurs réglementaires reste la démarche la plus solide.

