Les vraies motivations pour travailler dans la maternité

Ce n’est pas un secret : travailler lorsque l’on est mère ressemble parfois à une équation impossible. Congé maternité court, flacons de lait éparpillés à la va-vite dans des toilettes trop étroites, et salaire qui file en frais de garde. Malgré tout, voici sept bonnes raisons de continuer.

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Devenir mère vous place face à un dilemme : poursuivre sa carrière, lever le pied, ou bien faire le choix d’être présente à plein temps pour ses enfants. Peut-être que cette question ne s’est jamais posée pour vous ; chez moi, elle s’est imposée avec force. Je n’ai pas eu des enfants pour les confier à des inconnus trois mois plus tard, pas vrai ? Et il faut dire que, dans notre pays, la reprise du travail ne fait pas rêver. Les frais de garde pèsent lourd, et la crèche n’a rien d’une prestation offerte. Pour moi, le compte n’y était pas. Au bout de six mois à jongler entre couches et e-mails, mon comptable a lâché, en examinant mes chiffres : « Ce serait plus rentable de t’arrêter entièrement. » Une bonne part de mes revenus passait dans la garde d’enfants. Pas de grand-parent disponible pour prendre le relais, ce luxe-là, on ne l’a jamais connu. Résultat, laisser son enfant plusieurs jours par semaine à des visages inconnus : le choix n’a rien d’anodin. Pourtant, j’ai décidé de continuer, à temps partiel, et je ne l’ai jamais regretté. Voilà les sept raisons qui m’ont poussée à ignorer les chiffres de mon comptable et à rester active.

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  1. Retrouver le plaisir de vrais échanges. Passer ses journées avec des tout-petits, c’est aussi perdre l’habitude de parler « adulte ». Les comptines, c’est charmant, mais après quelques mois, discuter avec des collègues qui vous répondent sans hurler ni pleurer, ça fait un bien fou.
  2. Boire son café chaud. Avant d’être mère, je n’avais jamais remarqué à quel point le bureau pouvait avoir un parfum de tranquillité. Pour moi, le travail signifiait m’installer derrière un écran, avancer sereinement, et savourer sans interruption un café encore fumant. Un luxe discret, mais qui prend tout son sens après l’arrivée d’un enfant.
  3. Garder son indépendance. C’est très personnel, mais l’idée de dépendre totalement d’un autre pour mes finances ne m’a jamais mise à l’aise. Même si la majeure partie de mes revenus filait dans la garde d’enfants, maintenir une contribution, aussi modeste soit-elle, me permettait de ne pas tout sacrifier à la maternité. Je me sentais encore en phase avec moi-même et mes ambitions.
  4. L’énergie retrouvée au travail. Quand on aime ce qu’on fait, travailler rebooste. Cette énergie, je la ramène à la maison, et mes enfants en profitent à leur tour. J’ai une admiration profonde pour celles qui choisissent de rester à la maison à plein temps, parfois même une pointe d’envie. Mais je sais que, pour moi, le temps passé à l’extérieur me recharge et me rend plus patiente, plus présente, une mère différente.
  5. Ne pas s’isoler du monde. Passer tout son temps avec ses enfants, c’est merveilleux… mais parfois, la solitude guette. Lorsque plusieurs enfants ne sont pas encore scolarisés, les sorties se raréfient. Les jours de travail offrent une respiration, une ouverture vers l’extérieur. Même les trajets en transports deviennent des moments à soi, pour envoyer des messages, passer des appels ou simplement respirer hors du cocon familial.
  6. Montrer que le travail peut être source d’épanouissement. Il m’arrive de culpabiliser en déposant mes enfants à la crèche, mais je me dis aussi qu’ils me voient heureuse d’aller travailler. Rien de plus parlant qu’un exemple : les enfants observent ce que l’on fait, bien plus qu’ils n’écoutent ce qu’on leur raconte. En me voyant aimer mon travail, je leur transmets l’idée que le travail doit aussi être un plaisir, un moyen de s’accomplir. Qu’ils fassent, plus tard, ce qui les rend heureux, que ce soit à la maison ou ailleurs.
  7. Des enfants plus sociables grâce à la collectivité. La garde d’enfants, c’est une invention qui a du bon. À la maison, mes petits restaient souvent entre eux. À la crèche, ils se transforment : ils apprennent à gérer les conflits, à se faire des amis, à se débrouiller, à chanter des chansons que je ne soupçonnais même pas, et à aller aux toilettes seuls. J’avoue, les bricolages qu’ils ramènent me surprennent à chaque fois, impossible d’obtenir ce résultat à la maison.

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Continuer à travailler quand on devient mère, ce n’est pas un choix anodin. Mais chaque jour passé au bureau, chaque matinée à la crèche, bâtit une histoire différente. La vôtre, celle de vos enfants, et celle d’une société qui avance, un pas après l’autre.

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