La Gonorrhée, ce qu’il faut savoir

Chaude pisse et MST

Parmi les maladies sexuelles présentant le moins de symptômes, il y a la gonorrhée qui est assimilée à une maladie d’antan. Bien loin d’être passée d’actualité, cette maladie infecte de plus en plus de personnes depuis quelques années. De quoi s’agit-il ? Et comment se manifeste-t-elle ?

Une maladie en hausse

Également connue sous le nom de chaude pisse, la gonorrhée est une infection sexuelle que beaucoup croient disparue. Loin d’être une maladie oubliée, la gonorrhée se propage rapidement depuis quelques années et semble avoir évolué. Les services sanitaires de la Grande-Bretagne feraient actuellement face à une épidémie particulièrement virulente.

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Bien que l’azithromycine soit depuis longtemps utilisé dans le cadre de traitements contre la chaude pisse, elle serait inefficace contre certaines souches ayant développé une immunité contre cet antibiotique. Selon le bactériologue des Hôpitaux Universitaires de Genève, la résistance de ces souches aux médicaments n’est cependant pas alarmante dans le contexte actuel.

Il faut toutefois noter que cela représente tout de même un obstacle de taille dans le processus de guérison ; à savoir que la résistance de ces souches peut être à l’origine de complications plus ou moins sévères.

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Comment se manifeste-t-elle ?

La gonorrhée est une maladie asymptotique, c’est-à-dire qu’elle présente très peu ou pas de symptômes. Il est ainsi possible d’en être infecté et de la transmettre sans le savoir. La bactérie se transmet durant le contact sexuel, et se loge dans la gorge, l’appareil génital, ou encore l’anus.

La chaude pisse étant une maladie bactérienne, il est possible d’en être affecté plusieurs fois. Ceci s’explique par le fait que le corps humain n’est pas immunisé, et que la maladie peut donc être retransmise malgré des soins appropriés.

Les risques liés à la maladie

Chez les femmes, la maladie des risques importants. Sur le long terme, elle peut être la source d’une inflammation pelvienne, de douleurs aux articulations et développer la stérilité.

La maladie peut également causer un accouchement prématuré, et augmente les risques de grossesse extra-utérine. Il est à noter que la maladie n’affecte pas uniquement la mère : dans le cas d’une grossesse à terme, il n’est pas rare que le nourrisson souffre de conjonctivite.

Les traitements disponibles

Lorsqu’il s’agit de traiter la gonorrhée, il est crucial de consulter un professionnel de santé. Les traitements disponibles visent à éliminer l’infection et à prévenir les complications.

Le traitement principal consiste en une administration d’antibiotiques spécifiques qui sont efficaces contre la bactérie responsable de la maladie. Le choix des antibiotiques dépendra du profil de résistance local et des antécédents médicaux du patient.

Il faut souligner que certains cas peuvent présenter une résistance aux antibiotiques couramment utilisés pour traiter la gonorrhée. Dans ces situations, il peut être nécessaire d’utiliser des combinaisons d’antibiotiques ou même d’avoir recours à des médicaments plus puissants et moins fréquemment prescrits.

Il faut que le patient suive scrupuleusement les indications médicales concernant les doses et la durée du traitement. Il faut informer tous les partenaires sexuels récents afin qu’ils se fassent aussi dépister et traiter si nécessaire.

En parallèle au traitement médicamenteux, il est recommandé d’éviter tout contact sexuel jusqu’à ce que l’infection soit complètement guérie, afin de limiter la propagation de la bactérie.

Dans certains cas où l’infection a causé des complications telles qu’une inflammation pelvienne ou une infection articulaire, un suivi régulier avec un spécialiste peut être recommandé pour surveiller l’évolution et adapter le traitement si nécessaire.

Bien que la gonorrhée puisse présenter des risques sérieux pour la santé reproductive, elle peut généralement être traitée avec succès grâce à des antibiotiques appropriés. Il faut éviter les rapports sexuels et le dépistage régulier des infections sexuellement transmissibles.

Les mesures de prévention

La prévention de la gonorrhée est essentielle pour réduire sa propagation et protéger sa santé sexuelle. Voici quelques mesures clés à prendre en compte :

Utilisation du préservatif : L’utilisation régulière et correcte des préservatifs, masculins ou féminins, lors de chaque rapport sexuel peut considérablement réduire le risque d’infection par la gonorrhée. Pensez à bien noter que les préservatifs doivent être utilisés dès le début du contact sexuel jusqu’à la fin.

Dépistage régulier : Il est recommandé de se faire dépister régulièrement pour les infections sexuellement transmissibles, y compris la gonorrhée. Les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels ou qui pratiquent des rapports non protégés devraient envisager un dépistage plus fréquent. Le dépistage précoce permet une prise en charge rapide et évite les complications potentielles.

Annonce aux partenaires : Si vous avez été diagnostiqué(e) avec une infection à gonorrhée, il est crucial d’en informer tous vos partenaires sexuels récents afin qu’ils puissent aussi se faire dépister et traiter si nécessaire. Cette mesure contribue à rompre le cycle de transmission de l’infection.

Vaccination contre le VPH : La vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) peut aussi aider à prévenir certains types d’infections génitales pouvant augmenter le risque d’attraper la gonorrhée. Parlez-en à votre médecin pour savoir si vous êtes éligible à ce vaccin.

Pensez à bien souligner que la gonorrhée peut être transmise de la mère à l’enfant lors de l’accouchement. Les femmes enceintes envisageant une grossesse ou qui sont enceintes sont encouragées à se faire dépister et traiter avant la naissance du bébé.

Prendre des mesures préventives est essentiel pour réduire le risque d’infection par la gonorrhée. Utilisez des préservatifs, faites-vous tester régulièrement, informez vos partenaires sexuels et considérez les options de vaccination appropriées. En agissant ensemble, nous pouvons contribuer à prévenir la propagation de cette infection sexuellement transmissible et protéger notre santé intime.

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