Psychotropes et MST : un bien mauvais cocktail nommé ChemSex

Les habitudes et les comportements changent en matière de sexualité, et ce, pas forcément dans le bon sens. C’est le cas d’une nouvelle pratique, qui connait un succès malheureusement grandissant, se nommant le ChemSex. Il s’agit d’une association particulièrement dangereuse qui mêle sexe intense et psychotropes. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette pratique qui a fait remonter en flèche les taux de MST ces derniers mois.

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Performances sexuelles sous psychotropes

Concrètement, le ChemSex offre la possibilité de prolonger un rapport sexuel grâce à des médicaments, pour ne pas écrire des drogues (psychotropes). Il est important de préciser qu’il ne s’agit d’un simple prolongement d’un rapport sexuel, mais bien un véritable marathon orgiaque où le “drogué” n’est jamais rassasié. Autrement dit, tant que le psychotrope fait effet, il ne va jamais s’arrêter d’avoir un rapport sexuel.

Cette pratique a d’abord débuté dans les milieux homosexuels il y a moins de 60 mois, et, sans surprise, les milieux hétérosexuels s’y intéressent dorénavant. Le ChemSex est un sulfureux cocktail où la drogue permet de dépasser ses limites en ayant un rapport très (trop?) long. Ne perdons pas de vue que ce mix a toujours été d’actualité, mais avec des drogues plus connues comme la cocaïne ou le crystal.

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Une recherche du plaisir prolongé

Le danger du ChemSex est avant tout lié au fait que les adeptes ne sont pas forcément des toxicomanes. Autrement dit, le ChemSex a su attirer de “nouveaux” utilisateurs, ce qui rend bien évidemment les risques de contamination des MST encore plus élevé. D’ailleurs, les taux de transmission, notamment concernant l’hépatite C, ont explosé ces derniers mois au sein de ces populations.

Le ChemSex est une pratique qui doit être endiguée sous risque de voir d’autres MST se développer à la vitesse de la lumière. Les comportements sont particulièrement dangereux ces derniers mois et les infections IST se sont multipliées. Il ne faut surtout pas baisser la garde au risque de voir certains MST comme le papillomavirus se développer, sans oublier ce cher SIDA qui n’a pas dit son dernier mot.