Les MST seraient à l’origine de la monogamie

Une affirmation qui en surprend pas plus d’un. En effet, tout le monde sait que la fidélité est un des meilleurs moyens de prévenir les maladies sexuelles transmissibles (MST). Avec la progression de ces types de maladies, les gens ont de plus en plus tendance à opter pour la monogamie. En effet, selon une étude scientifique, la polygamie est la règle dans plusieurs sociétés, dont celles des chasseurs cueilleurs et celle musulmane. Aujourd’hui, on note un véritable recul de ce phénomène qui va surtout de pair avec le changement des mentalités.

Deux situations possibles

Pour établir le lien entre les MST et la monogamie, deux cas de figure ont été évoqués. En effet, quand une société compte plus de 300 personnes, la prévalence des MST devient endémique dans la population. Du coup, le taux de fécondité baisse sensiblement à travers la stigmatisation de la polygamie pour se protéger. La monogamie devient alors la règle. Lorsqu’il s’agit en revanche d’un petit groupe, les MST ne sont pas endémiques et sont souvent de très courte durée. Le taux de fécondité reste alors très forte et la polygamie de mise. Ce qui ferait dire qu’éradiquer les MST ne ferait pas revenir à la polygamie.

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Lien entre monogamie et MST

Dans la plupart des sociétés, la monogamie est associée au bonheur et à la stabilité du couple. Cependant, il est prouvé que l’origine de choix matrimonial trouve son explication dans le besoin de se protéger des MST. En effet, si l’on prend en compte la courbe d’évolution des maladies sexuellement transmissibles, on se rend compte qu’elle peut bel et bien être comparée avec celle de la généralisation de la monogamie. Fort de ce constat, les chercheurs de l’Université de Waterloo, au Canada, établissent le lien direct entre la monogamie et les MST. Ceci concerne surtout les populations de chasseurs vivant au Canada et qui vivent assez loin des codes de la société moderne. Au sein de ces populations, le développement des MST a encouragé le recours à ma monogamie.

Applicable à nos sociétés modernes, est-ce que ce phénomène peut être valable ? La question reste entière.

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