2 147 vétérinaires diplômés, 60 % d’exercices libéraux, 15 % dédiés à l’élevage, et une fourchette de revenus qui s’étire du simple au triple. Voilà le paysage, sans fard, d’un métier qui exige rigueur scientifique, investissement personnel et capacité d’adaptation permanente.
Combien gagne réellement un vétérinaire en France aujourd’hui ?
Le salaire mensuel vétérinaire intrigue autant qu’il interroge, et pour cause : les chiffres oscillent d’une source à l’autre, d’un praticien à l’autre. Selon les données officielles de l’Ordre des vétérinaires, le salaire moyen vétérinaire en France atteint 78 241 € brut par an en 2021, soit autour de 6 520 € brut chaque mois. Un chiffre frappant, mais qui englobe tous les types d’exercices, des jeunes diplômés aux vétérinaires chevronnés, salariés ou indépendants. D’autres études, moins flatteuses mais plus proches du terrain, évoquent plutôt une moyenne comprise entre 25 000 € et 35 000 € brut annuel, l’équivalent de 2 100 € à 2 900 € mensuels.
Pour y voir plus clair, voici les grandes tendances de rémunération selon l’expérience :
- Un vétérinaire qui débute touche généralement entre 2 000 € et 2 500 € brut par mois, soit 24 000 à 30 000 € par an.
- Après 5 à 10 ans de pratique, le salaire moyen grimpe à 3 500 € brut mensuel, ce qui équivaut à 40 000 à 50 000 € brut annuellement.
- Les vétérinaires expérimentés peuvent viser entre 4 000 et 5 500 € brut par mois, certains approchant les 80 000 € brut sur l’année.
La réalité, c’est que la majorité des vétérinaires exerce en libéral, environ 60 % du secteur, avec des revenus qui varient du simple au triple : de 50 000 à 120 000 € brut annuel, et parfois bien au-delà pour ceux qui dirigent des cliniques florissantes. Tout dépend du statut (salarié ou indépendant), du secteur (animaux de compagnie, élevage, activité mixte) et du chiffre d’affaires généré. La moyenne nationale n’est donc qu’un reflet imparfait d’une mosaïque de parcours et de situations.
Les écarts de salaire entre débutants et vétérinaires expérimentés
Démarrer dans la profession, c’est accepter un salaire vétérinaire débutant qui reste modéré au vu du parcours académique. Au tout début, la plupart perçoivent de 2 000 à 2 500 euros brut par mois, soit 24 000 à 30 000 euros brut chaque année. Cette réalité découle d’un métier exigeant, rythmé par de longues journées, des astreintes et une implication quotidienne.
Cependant, l’évolution de carrière s’accompagne d’une progression réelle de la rémunération. Passé le cap des cinq à dix ans, la moyenne s’établit autour de 3 500 euros brut mensuels, ce qui représente 40 000 à 50 000 euros brut par an. Ce saut reflète l’expérience, la fidélisation d’une clientèle, et souvent la prise de nouvelles responsabilités au sein d’une structure vétérinaire.
Pour les vétérinaires confirmés, la rémunération décolle franchement. Les revenus mensuels atteignent alors fréquemment 4 000 à 5 500 euros brut, certains franchissant la barre des 80 000 euros brut annuel. La spécialisation, la gestion d’une clinique ou l’accès à des postes stratégiques expliquent ces écarts. Le métier récompense ainsi la persévérance et le développement de compétences spécifiques, avec une rémunération qui suit la courbe de l’investissement professionnel.
Quels facteurs influencent la rémunération dans ce métier ?
Le salaire d’un vétérinaire ne se résume pas à l’expérience : il dépend d’un ensemble de déterminants bien concrets. Le premier, c’est le statut professionnel. Plus de 60 % travaillent en libéral, et leurs revenus varient fortement, de 50 000 à 120 000 euros brut par an, voire davantage pour ceux qui réussissent à développer des structures rentables.
Autre critère de poids : le type de clientèle. Près de la moitié des vétérinaires s’occupent principalement d’animaux de compagnie, un domaine où le public urbain et la demande de soins spécialisés permettent parfois de pratiquer des tarifs plus élevés. A contrario, ceux qui se tournent vers les animaux d’élevage (15 % du secteur) ou qui exercent une activité mixte (33 %) voient leur rémunération évoluer selon le volume d’actes et le contexte local.
Le cadre d’exercice nourrit aussi les écarts. Un salarié d’une clinique vétérinaire, d’un cabinet privé ou du secteur public perçoit un salaire encadré par des grilles et conventions collectives. Le libéral, lui, ajuste ses honoraires en fonction de la rentabilité de son cabinet, de sa spécialisation ou encore de l’attractivité de sa région. La localisation, la clientèle et le chiffre d’affaires pèsent lourd dans la balance.
Enfin, la spécialisation offre un levier de progression spectaculaire. Devenir expert en chirurgie, ophtalmologie ou médecine interne permet souvent de dépasser les plafonds des généralistes, un choix qui valorise la technicité et l’expertise rare.
Évoluer et se spécialiser : des pistes pour booster sa carrière vétérinaire
Le diplôme d’État ne marque pas la fin du voyage. Pour beaucoup, la suite passe par la spécialisation. Les disciplines telles que la chirurgie, la dermatologie, l’ophtalmologie ou la médecine interne attirent de nombreux vétérinaires désireux d’élargir leurs compétences. Résultat : des rémunérations qui montent vite, entre 4 000 et 7 000 euros brut par mois, selon l’expertise et la structure choisie.
Certains franchissent un cap supplémentaire en devenant chef de clinique ou directeur d’établissement. Dans ces fonctions, le salaire mensuel peut grimper de 6 000 à 10 000 euros brut. D’autres optent pour la voie de l’enseignement ou de la recherche, intégrant une école vétérinaire : leur rémunération, comprise entre 2 500 et 4 500 euros brut mensuels, varie selon le grade et l’expérience acquise.
Les études vétérinaires en France s’étendent sur cinq à sept ans, mais certains choisissent une formation à l’étranger. Le Portugal, par exemple, attire de plus en plus de candidats via la CESPU de Porto, l’Egas Moniz de Lisbonne ou encore l’université Vasco de Gama de Coimbra. Ces cursus, reconnus par l’ordre français, restent accessibles après six années d’études.
Une fois diplômé, les débouchés sont nombreux : pratique libérale, emploi salarié, industrie pharmaceutique, recherche. Développer des compétences variées, gérer une équipe ou lancer un service de conseil, voilà autant de pistes pour dynamiser sa trajectoire et viser un salaire mensuel vétérinaire à la hauteur de son engagement.
Au bout du compte, choisir la voie vétérinaire, c’est miser sur un métier où la passion et la ténacité dessinent la courbe des revenus. La diversité des parcours, des spécialisations et des modes d’exercice ouvre autant de possibles qu’il existe de vocations.


