Avez-vous déjà vu une personne couchée sur le ventre, au dos de fines aiguilles implantées sur son corps et destinées à lui conférer un bien-être ? Voilà donc le principe de l’acupuncture ! Issue de la médecine traditionnelle chinoise, l’acupuncture renvoie à une pratique thérapeutique qui consiste à stimuler certains points spécifiques du corps. L’objectif étant d’améliorer la santé de l’individu et/ou de soulager la douleur.
L’acupuncture, c’est quoi ?
En Asie, le corps n’est pas qu’une mécanique : il abrite des flux d’énergie dont le déséquilibre ouvre la porte aux maladies. L’acupuncture, enracinée dans cette vision, vise à rétablir cette harmonie intérieure pour renforcer l’organisme face aux troubles. Le praticien insère de fines aiguilles sur des points précis, soigneusement répertoriés : certains longent les trajets nerveux, d’autres suivent les vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Il en existe aussi sur des zones osseuses ou cutanées bien identifiées. Ces points, appelés points d’acupuncture, servent de passerelles pour apaiser, prévenir, ou accompagner la guérison. Le plus souvent, les aiguilles utilisées sont en acier inoxydable, gage de sécurité et de précision. Après une séance avec un professionnel, nombreux sont ceux qui repartent avec une sensation de légèreté inattendue.
Comment ça marche ?
L’acupuncture cherche à rétablir la circulation de l’énergie dans l’ensemble du corps. Lorsqu’un patient franchit la porte du cabinet, la séance débute par un échange approfondi. L’acupuncteur s’intéresse à l’histoire médicale, mais aussi à des détails du quotidien, pour cerner au plus juste le terrain de la personne. Puis vient le temps du diagnostic à la chinoise : prise du pouls, observation de la langue, palpation de certains points. Ce bilan personnalisé guide le choix des zones à stimuler. Les aiguilles, d’une finesse remarquable, sont ensuite posées sur le corps pour une durée qui fluctue selon le trouble visé, en général, autour de vingt minutes, comme le pratique un acupuncteur à Marseille. Leur longueur et leur emplacement varient toujours en fonction de la zone à traiter et de la nature du problème.
Mais il ne faut pas croire que l’acupuncture se limite aux aiguilles. Certains praticiens préfèrent ou complètent leur geste par d’autres formes de stimulation, tout aussi ancestrales. Pour illustrer cette diversité, voici différentes méthodes employées lors des séances :
- La chaleur, avec la moxibustion, qui consiste à chauffer les points au moyen d’un bâton d’armoise.
- La pression, via l’acupression, le massage tuina ou l’utilisation de ventouses pour dynamiser la circulation locale.
- La stimulation électrique à faible intensité (électro-acupuncture), qui n’est ni douloureuse ni intrusive, mais peut décupler les effets.
- L’application d’un rayon lumineux (laser doux), pour ceux qui redoutent les aiguilles ou dans des situations bien précises.
À chaque séance, le praticien adapte son approche. Certains viennent pour soulager une migraine récalcitrante, d’autres pour accompagner un sevrage tabagique ou apaiser des douleurs chroniques. La palette d’action de l’acupuncture est large, et le ressenti, souvent singulier.
Finalement, l’acupuncture n’a rien d’une promesse floue ou d’un remède miracle. Elle s’inscrit dans un accompagnement du corps, capable de surprendre là où la médecine classique atteint parfois ses limites. Quand les aiguilles repartent dans leur étui, c’est souvent un silence apaisé qui s’installe, celui d’un corps qui, enfin, respire autrement.

