Alcoolisme et SIDA, même combat ?

Une étude récente aurait mis en évidence des similitudes entre le traitement du SIDA et celui de l’alcoolisme. La découverte pourrait marquer un tournant décisif dans le traitement du virus du SIDA : le Disulfiran, médicament principalement utilisé pour traiter l’alcoolisme, serait capable d’activer le virus resté inactif dans un corps infecté.

Une aptitude qui permettrait donc de détériorer les cellules abritant le virus.

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Une découverte prometteuse

Le SIDA reste aujourd’hui une des maladies auxquelles il n’existe aucune cure. Si l’utilisation de la trithérapie permet de contrôler le virus chez les personnes infectées, le mélange médicamenteux n’a pas la capacité de le détruire définitivement.

En effet, le virus garde son aptitude à se réfugier dans l’organisme, rendant son élimination impossible. Les séropositifs gardent ainsi un virus inactif dont le refuge est difficile d’accès. Il s’agit là d’un obstacle auquel les scientifiques n’ont pas encore trouvé de solution réellement efficace.

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Cette difficulté à atteindre les cellules infectées constitue une des raisons pour lesquelles aucune cure n’a pu être élaborée jusqu’à présent. Activer le virus latent permettrait de mettre au point un traitement efficient.

Activer le virus : une démarche indispensable

Si réveiller le virus latent n’est que la première étape du traitement, elle se révèle indispensable pour la suite du traitement. Julian Elliott, le responsable de l’étude affirme que cette découverte marque une avancée conséquente dans la lutte contre ce fléau mondial. 

Bien que plusieurs combinaisons de médicaments aient été utilisées lors des essais, la trithérapie comprenant le Disulfiran semble être le seul qui puisse être utilisé sans effets secondaires. En effet, les autres médicaments se seraient avérés toxiques pour l’organisme.

Des résultats à perfectionner

Bien que les résultats de l’étude menée par le centre de recherche clinique résonnent comme une lueur d’espoir pour les séropositifs, ils demeurent insuffisants pour envisager de trouver une solution miracle.

En effet, cette découverte n’est que le début d’un long processus pour trouver le remède qui offrira la rémission aux malades. L’étape de la guérison semble ainsi encore lointaine, même si ce premier pas constitue une base exploitable sur le long terme.