Quelle formation pour un dentiste en Hongrie par rapport aux dentistes français ?

dentiste

Les tarifs très avantageux des soins dentaires pratiqués en Hongrie permettent à un nombre croissant de Français de ne plus renoncer à se soigner. Pourtant, la méfiance demeure vis-à-vis de ces praticiens qui exercent à si bas coût. Peut-on confier sa dentition à un dentiste en Hongrie, avec la même confiance qu’à un dentiste en France ? Oui, car leur niveau de compétence est bon, comme en atteste la qualité de leur formation.

Comment est formé un dentiste en Hongrie ?

Le cursus d’un dentiste en Hongrie est le même que celui des dentistes allemands. Nulle inquiétude à avoir donc sur le niveau des soins en Hongrie, ni sur la compétence des praticiens. Leur formation répond en effet aux mêmes critères d’exigence que celle de leurs confrères de l’espace européen.

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Trois grandes facultés du pays offrent des programmes académiques qui s‘étalent du 1er au 3e cycle, pour se prolonger par le doctorat. La plus importante d’entre elles, l’université de Semmelweis à Budapest, est spécialisée dans la recherche en médecine bucco-dentaire. Ses spécialités comme les biomatériaux ou la microcirculation gingivale et pulpaire attirent les étudiants du monde entier. Avant de pouvoir exercer comme dentiste en Hongrie, les étudiants doivent compléter leur formation par des stages, dans des cabinets allemands, français ou américains. Ils sont donc tout à fait au fait des soins qui se pratiquent dans nos contrées et connaissent parfaitement le matériel et les techniques modernes. Enfin, les études dentaires durent 5 ans en Hongrie, et sont sanctionnées par le doctorat en médecine dentaire (DMD). Tout comme en France, l’entrée est sélective et se fait à la suite d’un examen de chimie, de biologie et d’anglais.

L’accession des études dentaires en France est très sélective, puisqu’elle passe par la redoutable première année de PACES (première année commune aux études de médecine). Elle comporte son numerus clausus réservé aux futurs médecins, comme aux futurs dentistes. Cependant, le cursus d’un dentiste français suit ensuite un cours semblable à celui d’un dentiste en Hongrie. Les trois premières années sont basées sur les corpus de connaissances les plus théoriques avant de déboucher en 4e et 5e année sur des enseignements plus pratiques, notamment au sein des CHU partenaires des universités.

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Comment la Hongrie peut-elle proposer des tarifs aussi bas ?

Il faut donc se garder de mettre le bas coût des soins dentaire hongrois sur le compte d’une moindre qualité. Les études d’un dentiste en Hongrie répondent aux mêmes exigences que celles de tout dentiste européen : sélectivité, haut niveau scientifique et maîtrise de l’art. Mais comment la Hongrie réussit-elle à proposer des tarifs aussi attractifs en matière de soins dentaires, sans rogner sur la qualité de ses praticiens ?

Ce pays présente tout simplement un coût de la vie qui rend l’installation d’un dentiste en Hongrie beaucoup moins chère. Les loyers y sont très bas (en moyenne 10 fois moins plus bas qu’à Paris), tout comme le coût de la main d’œuvre. De plus, un régime fiscal, particulièrement intéressant, puisque la TVA sur les soins n’existe pas, permet encore de tirer les tarifs à la baisse.

Si l’on ajoute à cela la directive européenne sur la libre prestation des services dans l’UE, qui permet la prise en charge des soins dans le pays européen du patient, on comprend mieux pourquoi la Hongrie est devenue la destination N° 1 du tourisme dentaire français. Un implant dentaire fait par un dentiste en Hongrie revient jusqu’à 50 % moins cher. Si votre mutuelle propose une belle prise en charge pour ce type de soin, l’économie est colossale pour votre budget.

La profession de dentiste est en Hongrie aussi réglementée que dans tout l’espace européen. Des directives sectorielles imposent des niveaux de formations et prévoient leur reconnaissance dans toute l’Europe, ainsi qu’en Suisse. On peut donc aller se faire soigner en Hongrie sans redouter de tomber aux mains d’amateurs peu scrupuleux.

Les différences entre la formation d’un dentiste en Hongrie et en France

Si la formation initiale d’un dentiste en Hongrie ressemble à celle que suivent les étudiants français, il existe toutefois quelques différences entre les deux systèmes. En premier lieu, le concours d’entrée est particulièrement sélectif pour accéder aux études de médecine et de chirurgie-dentaire (numerus clausus). Le nombre de places est limité et la sélection extrêmement rude.

En Hongrie, ce sont des examens qui permettent de choisir les meilleurs candidats mais aussi leur filière : médecine ou odontologie. Contrairement au système français où l’on peut suivre une formation universitaire spécialisée dans un domaine précis après avoir validé une première année commune à tous les cursus médicaux, cela n’existe pas en Hongrie.

La formation des dentistes hongrois s’étend sur six ans sans interruption avec près de 4 500 heures d’enseignements théoriques et pratiques. Durant cette période intensive, le programme se concentre sur toutes les disciplines liées à l’odontologie comme la parodontologie (soins du tissu supportant la dent), la chirurgie buccale (extraction simple ou complexe) ou encore l’orthodontie (traitement des malpositions dentaires). Les futurs praticiens obtiennent ainsi un diplôme d’État reconnu dans toute l’Europe qui leur permettra ensuite de poursuivre leur spécialisation si besoin.

Les stages font aussi partie intégrante du parcours académique des dentistes hongrois. Dès leur troisième année d’études, les étudiants passent une partie de leur temps en clinique où ils peuvent mettre à profit leurs connaissances théoriques pour prodiguer des soins aux patients. Les missions sont variées : détartrage, traitement des caries ou encore pose de couronnes dentaires.

En France, la formation est tout aussi solide et rigoureuse mais comporte aussi quelques différences par rapport au système hongrois. Le cursus universitaire en odontologie s’étend sur six ans aussi avec 4 600 heures d’enseignements pratiques et théoriques, mais il ne se concentre pas uniquement sur l’odontologie pure.

Les futurs dentistes français reçoivent ainsi une formation plus pluridisciplinaire qui englobe d’autres domaines comme la biologie fondamentale (anatomie, physiologie), les sciences chimiques (biochimie), la pharmacologie ou encore l’anesthésiologie. Ils ont aussi la possibilité de se spécialiser dans un domaine précis comme l’implantologie ou encore la prothèse dentaire grâce à un internat et/ou une thèse professionnelle.

Les avantages et les risques de se faire soigner par un dentiste hongrois

Si se faire soigner par un dentiste hongrois est de plus en plus courant pour les patients français, cela suscite toutefois quelques interrogations ou réticences. Quels sont donc les avantages et les risques à considérer avant de choisir cette option ?

Les tarifs, bien sûr, représentent l’un des premiers arguments en faveur de la Hongrie. Les soins y sont jusqu’à quatre fois moins chers qu’en France, selon une étude réalisée en 2019 par le comparateur Mutuelle.fr. Cette différence s’explique notamment par le coût moindre du travail (salaires inférieurs), mais aussi des charges sociales et fiscales moins élevées.

Pour autant, il ne faudrait pas croire que les dentistes hongrois sacrifient sur la qualité des prestations proposées sous prétexte d’offrir des tarifs attractifs ! Effectivement, ils bénéficient eux aussi d’une formation rigoureuse et exigeante qui leur permet d’exercer dans les meilleures conditions possibles.

Vous devez rester vigilant quant aux praticiens consultés. Vous devez bien calculer tous les frais avant de vous lancer et être sûr que le voyage en vaut vraiment la peine. Il ne faut pas oublier que certains soins nécessitent un suivi régulier ou une intervention en urgence, comme par exemple une infection dentaire. Il est donc indispensable de s’assurer qu’il n’y aura pas de problème pour être pris en charge rapidement si besoin.

Faire appel à un dentiste hongrois peut représenter une solution avantageuse sur le plan financier, mais qui requiert toutefois une certaine vigilance quant au choix du praticien et aux coûts annexés.

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